Organisation dans les cabinets

Le 02 Avril 2020

Le 16 mars 2020, le Président de la République a décidé de prendre des mesures pour réduire à leur plus strict minimum les contacts et les déplacements. Un dispositif de confinement est mis en place sur l’ensemble du territoire à compter du mardi 17 mars à 12h00, pour quinze jours minimum. 

En application de l’état d’urgence sanitaire, les déplacements sont interdits sauf dans les cas suivants et uniquement à condition d’être munis d’une attestation pour :

  • Déplacements entre le domicile et le lieu d’exercice de l’activité professionnelle, lorsqu’ils sont indispensables à l’exercice d’activités ne pouvant être organisées sous forme de télétravail ou déplacements professionnels ne pouvant être différés.
  • Déplacements pour effectuer des achats de fournitures nécessaires à l’activité professionnelle et des achats de première nécessité [1] dans des établissements dont les activités demeurent autorisées.
  • Consultations et soins ne pouvant être assurés à distance et ne pouvant être différés  ; soin des patients atteints d’une affection de longue durée.
  • Déplacements pour motif familial impérieux, pour l’assistance aux personnes vulnérables ou la garde d’enfants.
  • Déplacements brefs, dans la limite d’une heure quotidienne et dans un rayon maximal d’un kilomètre autour du domicile, liés soit à l’activité physique individuelle des personnes, à l’exclusion de toute pratique sportive collective et de toute proximité avec d’autres personnes, soit à la promenade avec les seules personnes regroupées dans un même domicile, soit aux besoins des animaux de compagnie.
  • Convocation judiciaire ou administrative.
  • Participation à des missions d’intérêt général sur demande de l’autorité administrative.

[1] Y compris les acquisitions à titre gratuit (distribution de denrées alimentaires…) et les déplacements liés à la perception de prestations sociales et au retrait d’espèce

Les deux documents nécessaires pour circuler :

  • l’attestation individuelle, à ou à reproduire sur papier libre. Elle doit être remplie pour chaque déplacement non professionnel ;
  • l’attestation de l’employeur pour se déplacer sur son lieu de travail. Elle est valable pendant toute la durée des mesures de confinement et n’a donc pas à être renouvelée tous les jours.

Les infractions à ces règles seront sanctionnées d’une amende de 135 euros avec une possible majoration à 375 euros et 1 500 euros en cas de récidive.

Seuls le document officiel du ministère de l’Intérieur ou une attestation sur l’honneur sur papier libre peuvent être utilisés comme justificatifs.

Concernant les médecins, après échange avec le Ministère, le CNOM a confirmé que la carte professionnelle suffisait pour les médecins pour se déplacer sur le territoire en ce qui concerne les trajets domicile-travail. Nous vous recommandons toutefois de disposer également de votre carte d’identité.

Le Gouvernement a toutefois précisé sur son site que pour ses déplacements personnels, le médecin doit présenter l’attestation de déplacement dérogatoire.

Au niveau organisationnel dans les cabinets

Au niveau organisationnel, pour les patients se présentant instinctivement au cabinet :

Il est recommandé de mettre en place une information affichée sur les gestes barrières et demander à tout patient présentant des symptômes respiratoires de le manifester dès son arrivée, lui remettre un masque. 

Accueil des patients des autres spécialités

A l’instar des pharmacies, les cabinets de médecine resteront ouverts, mais attention : il est demandé aux personnes qui ressentent les symptômes du Coronavirus de ne pas se rendre au cabinet de leur médecin.

Toutes les capacités hospitalières nationales et le maximum de médecins et de soignants sont mobilisés, et les consultations et les soins « non essentiels » sont reportés dans les hôpitaux.

Toutefois, les consultations pouvant être réalisées en téléconsultation doivent être maintenues compte tenu des difficultés d’accès déjà présentes et afin d’éviter un éventuel retard de diagnostic sur d’autres pathologies. Attention, le décret dérogatoire en matière de télémédecine ne concerne que les patients atteints ou potentiellement atteints de COVID-19.

Certaines spécialités ont élaborées des recommandations d’organisation des soins.

LES RECOMMANDATIONS PORTANT SUR L’ORGANISATION DES SOINS EN RHUMATOLOGIE

LES RECOMMANDATIONS PORTANT SUR LA RÉALISATION DES ÉCHOGRAPHIES OBSTÉTRICALES ET FOETALES

Formation Covid-19 des professionnels de santé

Un outil de formation de masse à destination des professionnels a été élaboré par l’EHESP en lien avec la mission nationale de coordination du risque épidémique et biologique (COREB), l’association nationale des centres d’enseignement des soins d’urgence (ANCESU), les Sociétés savantes (SPILF, SF2H, ) et l’Institut Pasteur.

Ce corpus de « capsules vidéo » disponible sur la page Covid-19 du site du Ministère des solidarités et de la santé sera enrichi progressivement.

LES CAPSULES VIDÉO DISPONIBLES

 

Consultations à distance

Depuis le 23 Mars 2020, la Martinique est passée en stade 3 concernant l’épidémie liée au CORONAVIRUS. Les patients présentant une forme simple ou modérée doivent pouvoir être pris en charge en ville.

Vu la forte contagiosité de ce virus, la préconisation garantissant la sécurité tant du patient que du professionnel de santé est le maintien à domicile avec une prise en charge adaptée.  Dans ce contexte, une adaptation de l’organisation des cabinets de ville est à promouvoir permettant ainsi de réduire les consultations en présentiel pour des prises en charge non urgentes au profit  de consultations ou de soins à distance (téléconsultations / télésoins) via l’usage de solutions numériques adaptées et conforment au RGPD.

Aussi, dans cette rubrique, vous trouverez les recommandations nationales à destination des patients et des professionnels de santé pour la prise en charge des téléconsultations ainsi que tout autre élément liés à la mise en place de la télémédecine dans le cadre de l’épidémie.

Toutefois, en cas d’impossibilité, ces actes pourront avoir lieu en cabinet avec un circuit patient adapté ou encore à domicile dans le respect strict des mesures barrières.

EN SAVOIR PLUS SUR LA TÉLÉMÉDECINE

En Martinique :

  • Un outil est à disposition gratuitement. Il s’agit d’un outil de télémédecine permettant de réaliser des téléconsultations directes avec les patients maintenus à domicile. Pour tout renseignement, contactez le Groupement Régional e-Santé de Martinique au 0596.53.24.24 ou Covid@gcssis-martinique.fr.
  • Un outil de coordination des soins « Entr’actes », porté par la CPTS Madinina, est mis gratuitement à disposition. Il permet la prise en charge coordonnée des patients du repérage au suivi de ces derniers. Pour tout complément d’information relatif à cet outil, consultez le site de la CPTS Madinina.
Procédure en cas de professionnel de santé atteint de Covid-19

Si je suis un professionnel de santé ne présentant pas de symptômes mais que j’ai eu un contact avec une personne malade du COVID-19 en l’absence de mesures de protection appropriées : je m’auto-surveille en prenant ma température 2 fois par jour, j’applique les gestes barrières (je me lave les mains très régulièrement, je tousse et j’éternue dans mon coude, j’utilise des mouchoirs à usage unique, je salue sans serrer la main et j’évite les embrassades), je porte un masque sur mon lieu de travail et avec les malades, je contacte un médecin et me fait tester systématiquement en cas d’apparition de symptômes.

Si je suis un professionnel de santé et que je présente des symptômes évocateurs du COVID-19 (toux, fièvre, difficultés respiratoires) : je contacte mon médecin, le médecin de ma structure de soin ou un médecin par téléconsultation. Je n’appelle le 15 que si j’ai des difficultés respiratoires. Je m’isole strictement à domicile et je me fais tester systématiquement (les tests en ambulatoire sont possibles).

Pour le personnel de santé, les critères suivants permettant la levée de l’isolement strict :

  • Personnel non sujet à risque : au moins 8 jours à partir du début des symptômes et critères identiques à ceux de la population générale. Port d’un masque chirurgical de type II pendant les 7 jours suivant la levée du confinement lors de la reprise des activités professionnelles.
  • Personnel sujet à risque : au moins 10 jours à partir du début des symptômes et critères identiques à ceux de la population générale. Port d’un masque chirurgical de type II pendant les 7 jours (14 jours pour les patients immunodéprimés) suivant la levée du confinement lors de la reprise des activités professionnelles.
  • Personnel avec forme grave de COVID-19 : au cas par cas

Source : Lien vers le site du gouvernement

Remplacement

Pour faire face à l’afflux important de patients dans votre cabinet médical, vous avez la possibilité de vous faire assister par un autre médecin (assistanat prévu à l’article R.4127-88 du code de la santé publique). Le Conseil National de l’Ordre des médecins a transmis des consignes aux conseils départementaux pour que soient délivrées des autorisations d’assistanat pour les médecins qui en font la demande. En outre, vous avez également la possibilité  de faire appel à un adjoint étudiant, titulaire d’une licence de remplacement (autorisation donnée par les conseils de l’Ordre – article L. 4132-2-1 du code de la santé publique).

CARMF - Cotisations sociales

Particulièrement sensible aux difficultés que peuvent rencontrer les médecins libéraux dans cette période de pandémie de Covid-19, la CARMF se mobilise pour les soutenir et a décidé la mise en place automatique et générale de :

  • La suspension du prélèvement mensuel de début avril ; 
  • La suspension des majorations de retard ;
  • La suspension des rappels de cotisations de début d’année impayées ;
  • La suspension des mesures de recouvrement forcé pendant une durée minimum de deux mois.

CP DE LA CARMF – 17 MARS 2020

ACCÈS À LA RUBRIQUE « CARMF »

Gestion des déchets d’activités de soins (DAS) produits au cours de l’épidémie de Covid-19

Avis du Haut Conseil de la Santé Publique relatif à la gestion des déchets d’activités de soins (DAS) produits au cours

de l’épidémie de Covid-19, en particulier en milieu diffus – 19 mars 2020

LIRE L’AVIS

Certificats de décès

Au regard des recommandations du Haut Conseil de la Santé Publique formulées dans l’avis du 18 février 2020, des consignes ont été données pour la protection du personnel soignant, du personnel de chambre mortuaire ou des opérateurs du funéraire ayant à prendre en charge le corps de personnes décédées suite à une infection au CoVID19.

AVIS – HCSP RELATIF À LA PRISE EN CHARGE DU CORPS D’UN PATIENT CAS PROBABLE OU CONFIRMÉ COVID-19 DU 24 MARS 2020

AVIS – HAUT CONSEIL DE LA SANTÉ PUBLIQUE RELATIF À LA PRISE EN CHARGE DU CORPS D’UN PATIENT DÉCÉDÉ INFECTÉ PAR LE VIRUS SARS-COV-2 DU 18 FÉVRIER 2020

COMMUNIQUÉ ARS – PRISE EN CHARGE D’UNE PERSONNE DÉCÉDÉE PAR INFECTION AU CORONAVIRUS – 17 MARS 2020

Il est stipulé dans le Décret n° 2020-384 du 1er avril 2020 complétant le décret n° 2020-293 du 23 mars 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire que :

  • les soins de conservation définis à l’article L. 2223-19-1 du code général des collectivités territoriales sont interdits sur le corps des personnes décédées ;
  • les défunts atteints ou probablement atteints du covid-19 au moment de leur décès font l’objet d’une mise en bière immédiate. La pratique de la toilette mortuaire est interdite pour ces défunts. »

CERTIFICATS DE DÉCÈS EN PRATIQUE

Continuité de la prise en charge des personnes vivant avec le VIH et de l'offre de soins en santé sexuelle

Réponses rapides dans le cadre du COVID-19, document du 08 avril 2020, réalisation collégiale entre la HAS, la SFLS, le CNS, l’ANRS, la SPILF, la SFPT, CMG et les associations du TRT-5. 

Ces réponses rapides ont été élaborées sur la base des connaissances disponibles à la date de publication de cet avis (date de publication 10/04/2020). Elles sont susceptibles d’évoluer en fonction de nouvelles données.

COVID 19 ET PVVIH : LES RÉPONSES RAPIDES

Imagerie médicale pulmonaire et Covid-19

Quelles sont les indications d’imagerie et quel type d’examen réaliser ?

Il n’y a pas de place pour la radiographie thoracique, si une imagerie est indiquée, il faut réaliser un scanner.

Chez des patients sans gravité clinique ni co-morbidités, pour lesquels il existe une hésitation diagnostique entre pneumopathie bactérienne ou bien atteinte Covid-19, les arguments cliniques (foyer auscultatoire, douleur thoracique) et biologiques (hyperleucocytose) doivent prévaloir, et une PCR peut être indiquée en cas de fièvre résistant à l’antibiothérapie, plutôt que la prescription d’une imagerie

Il n’y a actuellement pas d’indication à réaliser un scanner thoracique à des fins de dépistage chez des patients sans signes de gravité et sans comorbidités.

La réalisation d’un scanner thoracique sans injection en coupes fines est actuellement indiquée chez les patients ayant un diagnostic suspecté ou confirmé et des signes de gravité clinique (dyspnée, désaturation…) initiaux ou secondaires relevant d’une prise en charge hospitalière. Elle peut également se concevoir chez des patients suspects avec co morbidités, en attente des résultats de PCR, ou bien en première ligne si les délais et disponibilité de PCR deviennent limitants, ce qui semble se profiler.

Chez les patients Covid-19 positifs en soins intensifs et réanimation, présentant une aggravation, l’examen tomodensitométrique doit rechercher une aggravation des lésions avec évolution vers un tableau de SDRA, mais également un pneumothorax sous ventilation ou bien une complication thrombo-embolique et doit donc être réalisé avec injection.

LES RECOMMANDATIONS DE LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE RADIOLOGIE

Information sur les Trod Angines en pharmacie d’officine prescrits par les médecins

INFORMATION SUR LES TROD ANGINES EN PHARMACIE D’OFFICINE

Le virus SARS-Cov-2, agent du COVID-19, circule maintenant sur l’ensemble du territoire.

La transmission de la maladie se fait par l’intermédiaire de gouttelettes et par contact, direct ou indirect. Des manœuvres sur la sphère respiratoire sont susceptibles de générer un aérosol, exposant directement le soignant.

Les mesures barrière recommandées aux personnes symptomatiques sont de s’isoler et de pratiquer une hygiène des mains rigoureuse.

Des personnes présentant des signes d’infection respiratoire (fièvre, toux, dyspnée…) sont susceptibles de se présenter en pharmacie d’officine pour un mal de gorge.

RECOMMANDATION A L’ATTENTION DES MÉDECINS

Il est recommandé en période épidémique du Coronavirus de ne pas rédiger d’ordonnance de dispensation conditionnelle en cas d’angine relevant d’un TROD (une ordonnance de dispensation conditionnelle est une ordonnance qui indique que la dispensation de l’antibiotique est conditionnée par le résultat du TROD, réalisé par le pharmacien d’officine).

Source: DGS Urgent du 23 mars 2020

Prescriptions

Hydroxychloroquine  : seules les prescriptions initiales respectant les indications habituelles et émanant des rhumatologues, internistes, dermatologues, néphrologues, neurologues et pédiatres et les renouvellements d’ordonnance émanant de tout médecin seront honorées par les pharmaciens.

AVIS DU CNGE – 27/03/2020

DÉCRET DU 25/03/2020

COMMUNIQUÉ DE L’ANSM

UTILISATION EN VILLE DE PLAQUENIL® 200 MG

TOXICOVIGILANCE : AUTOMÉDICATION D’HYDROXYCHLOROQUINE

Renouvellement d’ordonnances et pilule contraceptive

Suite à l’arrêté paru au journal officiel le 15 mars dernier relatif aux mesures mises en place par le gouvernement pour lutter contre la propagation du coronavirus, dans le cadre d’un traitement chronique, à titre exceptionnel, lorsque la durée de validité d’une ordonnance renouvelable est expirée et afin d’éviter toute interruption de traitement préjudiciable à la santé du patient, les pharmacies d’officine peuvent dispenser, dans le cadre de la posologie initialement prévue, un nombre de boîtes par ligne d’ordonnance garantissant la poursuite du traitement jusqu’au 31 mai 2020.

Le pharmacien en informe le médecin.

Sont exclus du champ d’application du présent article les médicaments stupéfiants ou auxquels la réglementation des stupéfiants est appliquée en tout ou partie.

Ainsi, Les pharmaciens sont autorisés à délivrer la pilule contraceptive aux femmes dans l’impossibilité de faire renouveler leur ordonnance, sur simple présentation de leur ancienne ordonnance.

CONSULTER L’ARRÊTÉ DU 14 MARS 2020 PRÉVOYANT CES DISPOSITIONS

Réanimation et autres soins critiques (SC) en contexte de pandémie Covid-19
Guide méthodologique à destination des professionnels de santé
Essais cliniques

Les patients infectés par le coronavirus bénéficient aujourd’hui de traitements symptomatiques.

Un grand essai clinique a démarré au niveau européen pour évaluer plusieurs traitements. Cet essai, dénommé DISCOVERY, a pour but d’évaluer l’efficacité et la sécurité de quatre stratégies thérapeutiques expérimentales qui pourraient avoir un effet contre le COVID-19.

Les molécules testées sont :

  • le Remdesivir,
  • l’association Lopinavir + Ritonavir,
  • l’association Lopinavir + Ritonavir + interféron beta
  • et enfin l’hydroxychloroquine.

L’essai compte inclure notamment 800 patients en France. Il y a donc de nombreuses pistes thérapeutiques potentielles, mais dont l’efficacité et l’innocuité doivent être démontrées. Pour le moment aucune n’est favorisée et, aucun traitement spécifique n’est validé.

CORONACLIC : COVID-19 ET HYDROXYCHLOROQUINE: CONNAÎTRE LES ENJEUX POUR INFORMER LES PATIENTS

Gestion des déchets par les patients

Pour les patients, il leur est recommandé de jeter leurs mouchoirs, masques et gants et lingettes de nettoyage dans un sac plastique dédié, résistant et disposant d’un système de fermeture fonctionnel. Ce sac doit être soigneusement refermé puis conservé 24 heures avant d’être placé dans le sac plastique pour ordures ménagères.

Attention, aucun de ces produits ne doit être jeté dans la poubelle jaune, dans le compost ou dans la nature, même si vous n’êtes pas malade !

Pour les professionnels de santé et les personnes malades confinées chez elles, il est nécessaire de suivre les recommandations du ministère des Solidarités et de la Santé pour la gestion de leurs déchets.

ÉLIMINATION DES DÉCHETS CONTAMINÉS OU SUSCEPTIBLES D’ÊTRE CONTAMINÉS PAR LE CORONAVIRUS CHEZ LES PERSONNES MALADES OU SUSCEPTIBLES D’ÊTRE INFECTÉES MAINTENUES À DOMICILE

Mise en place d'un téléservice pour simplifier les arrêts de travail des personnes considérées comme vulnérables par le Haut Conseil de la Santé Publique

Dans le cadre des mesures de prévention visant à limiter la propagation du virus, il a été décidé de permettre aux femmes enceintes ainsi qu’aux personnes présentant certaines fragilités de santé de bénéficier d’un arrêt de travail à titre préventif pour leur permettre de rester à leur domicile. Le Haut Conseil de la Santé Publique a établi une liste précise des pathologies concernées.

VOIR LES PATHOLOGIES CONCERNÉES

Dans cette perspective, afin de faciliter les démarches des assurés et d’éviter un effet d’encombrement dans les cabinets de médecine de ville, l’Assurance Maladie a mis en place un téléservice permettant aux personnes prises en charge en ALD au titre d’une des pathologies concernées de pouvoir demander elles-mêmes directement un arrêt de travail à l’Assurance Maladie.
Cette approche n’étant pas exhaustive, il vous appartiendra, au regard des recommandations du Haut Conseil de la Santé Publique et en dehors du cas des bénéficiaires d’ALD, d’évaluer avec vos patients si leur état de santé justifie qu’ils soient également confinés à leur domicile et de leur délivrer, le cas échéant, un arrêt de travail.

Guide des parents confinés – 50 astuces de pro !

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Feu vert pour la dispensation du Rivotril injectable en ville
Un décret permet désormais aux officines de ville de dispenser la spécialité Rivotril sous sa forme injectable (IV) et ce, jusqu’au 15 avril.

La dispensation de cette benzodiazépine devra se faire « sur présentation d’une ordonnance médicale portant la mention “Prescription hors AMM dans le cadre du Covid-19” ».

 La SFAP précise que ces propositions « s’adressent aux patients présentant une forme grave de cette maladie qui n’auront pas pu bénéficier d’une hospitalisation en service de réanimation ou pour lesquels une décision de limitation de traitements actifs a été prise » mais qu’elles ne sont « en aucun cas destinées à être appliquées dans d’autres circonstances que celles que nous rencontrons, déjà aujourd’hui pour certains et peut-être demain pour d’autres, liées à ce contexte dramatique d’épidémie de Covid-19 ». La prise en charge pour l’assuré est de 100 %.

CONSULTEZ LE DÉCRET DU 28 MARS 2020

Consignes d'hygiène à destination des patients pour affichage en salle d'attente
Consignes d'hygiène du cabinet médical

Petits gestes de prévention au cabinet :

  • Il est recommandé de se laver les mains entre chaque patient avec une solution Hydro-alcoolique (SHA).
  • Otez vernis à ongles et bagues
  • Enlevez revues et jouets de votre salle d’attente, désinfectez les poignées de porte à l’alcool régulièrement.
  • Isolez si possible les patients présentant fièvre et toux.
Prise en charge du corps d'un patient cas probable ou confirmé COVID-19

Du fait de l’évolution des connaissances, de l’épidémie et du nombre de décès, le HCSP remplace son avis du 18 février 2020 et modifie ses préconisations pour la prise en charge des patients décédés du COVID-19, notamment la non-justification à la mise en bière immédiate et la présentation du corps à la famille.

En préambule, le HCSP rappelle que cette prise en charge implique de respecter strictement les règles d’hygiène et les mesures de distance physique contre le SARS-CoV-2 ainsi que les différentes pratiques culturelles et sociales existantes autour du corps d’une personne décédée.

Le HCSP émet des recommandations générales sur les précautions à respecter et les équipements de protection nécessaires pour cette prise en charge ; il précise aussi les conditions pour que les proches puissent voir le visage de la personne décédée et qu’un rituel funéraire puisse être éventuellement effectué en chambre d’hospitalisation, en chambre mortuaire ou funéraire.

Il détaille ensuite les étapes et les précautions à suivre par les différents professionnels intervenant auprès des défunts, selon les lieux de survenue du décès en établissements de santé, en établissements médico-sociaux ou à domicile.

AVIS RELATIF À LA PRISE EN CHARGE DU CORPS D’UN PATIENT CAS PROBABLE OU CONFIRMÉ COVID-19 DU 24 MARS 2020

veille sanitaire